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AVC chez le chien : Symptômes, Causes, Traitement

L’AVC chez le chien est une situation d’urgence absolue qui doit vous pousser à vous rendre en urgence chez votre vétérinaire ou dans un centre hospitalier vétérinaire.

Bien moins fréquent que chez l’homme, l’Accident Vasculaire Cérébral est un problème du cerveau qui peut tout de même accabler les chiens de tout âge et de toutes races.

Pour offrir à votre toutou le meilleur pronostic santé, il est nécessaire de savoir détecter les symptômes annonciateurs d’un AVC chez le chien et de connaître les bons réflexes à adopter.

Qu’est-ce que l’AVC chez le chien ?

L’AVC du chien est semblable à celui des humains : il s’agit d’un dysfonctionnement de la circulation sanguine qui empêche le cerveau d’être correctement irrigué.

Il s’agit d’une urgence vétérinaire absolue car un AVC peut, dans certains cas laisser des séquelles au niveau du cerveau du chien.

On distingue différents types d’AVC du chien pouvant mettre en danger la santé de votre compagnon à quatre pattes.

  • L’AVC ischémique, aussi appelé infarctus cérébral, survient lorsqu’une artère est obstruée et ne peut plus laisser circuler le sang vers le cerveau. Ce type d’AVC prive le cerveau d’oxygène et de glucose, ce qui ne lui permet plus de fonctionner correctement et occasionne des troubles neurologiques.
  • L’AVC hémorragique survient lorsqu’un saignement se produit autour du cerveau de l’animal, entraînant une forte compression de celui-ci. L’accumulation de sang qui se produit dans la boîte crânienne de l’animal fait augmenter la pression intracrânienne, ce qui risque de provoquer des lésions au niveau de son système nerveux central.

L’AVC hémorragique est relativement moins commun que l’AVC ischémique chez le chien, une bonne nouvelle quand on sait qu’il est également plus compliqué à soigner ! (1)

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Quelles sont les causes de l’AVC chez le chien ?

Une des causes majeures d’AVC chez le chien est l’âge, tout comme chez l’humain d’ailleurs.

Le vieillissement des vaisseaux sanguins est en effet susceptible de provoquer des troubles de la circulation sanguine pouvant causer l’apparition de caillots obstruant les artères ou des lésions hémorragiques dans le cerveau du chien.

Un autre facteur sur lequel il est également impossible d’agir est l’hérédité, les faiblesses de la circulation sanguine pouvant se transmettre de génération en génération chez le chien comme chez l’humain.

Par ailleurs, certaines races de chiens sont plus prédisposées aux AVC, comme c’est le cas de l’infatigable Berger Allemand, du gentil Labrador ou encore du joyeux Caniche !

Il faut cependant noter que les jeunes chiens en pleine santé et sans prédispositions particulières peuvent également souffrir d’un AVC : l’âge et l’hérédité ne sont donc pas les seuls critères favorisant l’apparition de cette pathologie !

Chez tous les chiens, mais plus particulièrement les plus casse-cou, les traumatismes crâniens sont des causes relativement courantes d’AVC.

Un choc sur la boîte crânienne risque en effet d’entraîner des saignements cérébraux à l’origine d’un AVC hémorragique.

La rupture d’anévrisme est également une cause assez fréquente d’AVC hémorragique du chien.

Un anévrisme est une dilatation artérielle fragilisant la paroi du vaisseau sanguin concerné dans le cerveau du chien qui peut alors se rompre plus aisément qu’un vaisseau sain.

Heureusement, la présence d’un anévrisme dans le système veineux dans l’animal n’implique pas forcément que celui-ci souffrira un jour d’une rupture d’anévrisme.

Il faut toutefois noter que ce facteur de risque est malheureusement très complexe à détecter avant la survenue d’un AVC chez le chien.

L’hypertension fait aussi partie des facteurs connus pour accroître le risque d’AVC chez les chiens.

Le développement de tumeurs, bénignes ou malignes, peut aussi être à l’origine d’un AVC ischémique et hémorragique.

En fonction de sa localisation, ce type d’anomalie risque en effet soit de compresser l’artère conduisant le sang au cerveau, soit de causer une hémorragie intracrânienne.

Enfin, d’autres maladies d’origine cardiaque, rénale, systémique ou endocrinienne peuvent faire augmenter les risques d’AVC chez le chien.

Néanmoins, dans plus de 50 % des cas la cause de l’AVC du chien n’est jamais identifiée par le vétérinaire.

On parle alors d’un AVC idiopathique, c’est-à-dire non relatif à une maladie ou dont la cause ne peut être déterminée. (2)


Symptômes de l’AVC chez le chien : apprenez à les détecter !

Malheureusement, la plupart des AVC surviennent de manière foudroyante sans laisser aux maîtres la possibilité de prédire son arrivée imminente.

Dans ce type de cas, les symptômes sont dits aigus ou suraigus et seront majoritairement neurologiques.

Le chien peut présenter une paralysie asymétrique, qui se manifeste par exemple par une impossibilité de bouger certaines parties du corps ou du visage, des membres raidis ou des claquements incontrôlables de la mâchoire.

Dans d’autres cas, une crise peut laisser présager l’arrivée d’un AVC. Le chien présente alors un seul ou plusieurs symptômes inquiétants :

  • Regard vague
  • Soudaine faiblesse
  • Phases d’inconscience
  • Tremblements
  • Vomissements
  • Pertes soudaines d’équilibre
  • Nystagmus
  • Démarche bancale
  • Tête penchée sans raison sur le côté
  • Perte de connaissance
  • Convulsions
  • Désorientation
  • Impression de tituber
  • Mâchoire qui claque
  • Ne répond pas lorsqu’on l’appelle
  • Ne réagit pas à votre voix

Dans tous les cas, c’est l’apparition extrêmement brutale de ce type de symptômes qui demeure caractéristique de la pathologie et doit absolument alerter le maître.

Comment faire face aux frais vétérinaires en cas de maladie ou accident ?

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Comment réagir si mon chien fait un AVC ?

Si vous soupçonnez la survenue d’un AVC chez votre chien, l’important est de ne pas perdre une minute!

Appelez immédiatement un vétérinaire de garde ou rendez-vous aux urgences vétérinaires s’il y en a à proximité de votre domicile.

Essayez de rester calme – plus facile à dire qu’à faire ! – et de rassurer votre animal au maximum pour l’aider à surmonter cette épreuve.

Tentez d’établir un contact visuel et verbal avec lui pour voir s’il réagit et comment il se comporte en votre présence.

Il est également important de noter tous les symptômes que vous pouvez repérer : fièvre, respiration, stabilité du regard, démarche, posture… Ainsi que leur ordre et, si possible, horaires d’apparition.

Toutes ces informations pourront grandement aider le vétérinaire à établir un diagnostic précis et à choisir un traitement le plus adapté possible à votre compagnon.

Certaines attaques sont moins graves que d’autres, auquel cas les symptômes présentés par le chien sont relativement discrets.

Ce type d’AVC nécessite tout de même une intervention d’urgence pour ne pas assombrir le pronostic vital de votre fidèle compagnon.

Si vous remarquez un des symptômes précédemment décrits chez votre chien, mais que son état ne vous paraît pas critique, n’hésitez pas à contacter tout de même un vétérinaire pour avoir son avis sur la question.

On estime en effet que chaque heure perdue pour la prise en charge d’un chien souffrant d’un AVC lui fait perdre 20% de chances de survivre. (3)

Quelles sont les conséquences de l’AVC chez le chien ?

Les conséquences d’un AVC chez le chien varient fortement en fonction de sa gravité et de la rapidité avec laquelle l’animal a été pris en charge par un vétérinaire.

Privé de sang et d’oxygène, le cerveau se nécrose très rapidement et peut être durablement lésé au bout de seulement 3 minutes sans irrigation.

Certaines séquelles au cerveau provoquées par un AVC sont irréversibles, quand d’autres disparaîtront tout ou en partie avec une rééducation adaptée.

Enfin, il faut malheureusement noter qu’un AVC peut entraîner la mort de votre chien, surtout s’il n’est pas traité assez tôt ou que sa gravité ne permet pas au vétérinaire de mettre en place un traitement efficace.

Quelles sont les séquelles de l’AVC chez le chien ?

Différents types de séquelles peuvent apparaître à la suite d’un AVC, telles que :

  • Différents degrés de paralysie du chien : total ou seulement partielle
  • Problèmes au niveau de ses sens:
    • Ouï : difficulté à entendre et comprendre
    • Vue : difficulté à voir et se déplacer dans l’espace
    • Odorat : problèmes pour reconnaître les odeurs, y compris la sienne
    • Goût : difficultés pour manger
    • Toucher : des douleurs peuvent apparaître à la marche ou lorsqu’on le caresse
  • Problèmes de démarche et de déplacement
  • Séquelles cognitives : ne reconnaît plus les lieux ou les personnes
  • Douleurs
  • Problèmes d’incontinence

Comment soigner l’AVC chez le chien ?

Une fois que votre animal sera entre les mains du vétérinaire, celui-ci commencera par l’ausculter pour essayer d’identifier la cause et de mesurer la gravité de l’AVC.

Ceci fait, il sera en mesure de déterminer le meilleur traitement à dispenser votre animal pour le soulager ou lui permettre d’éviter de garder des séquelles.

Il est possible que le vétérinaire réalise certains examens spécifiques pour parvenir à localiser la lésion à l’origine de l’AVC afin de la traiter correctement.

Si un problème sous-jacent tel qu’une tumeur, de l’hypertension ou une autre pathologie a causé l’AVC de votre chien, celui-ci se verra sans doute prescrire un traitement sur le long terme pour éviter les risques de rechute.

Dans le cas où l’AVC aurait causé des séquelles neurologiques à votre animal, il sera également susceptible de suivre une période de rééducation lui permettant, par exemple, de retrouver l’usage de ses membres.

Dans les jours qui suivent son AVC, votre chien devra se reposer longuement pour récupérer au mieux ses capacités cérébrales.

Le sommeil est en effet l’un des meilleurs moyens de permettre au cerveau de se restaurer et de retrouver toutes ses fonctions.

En règle générale, le pronostic de l’AVC chez le chien est plutôt bon s’il a été pris en charge suffisamment tôt et que l’attaque n’est pas la conséquence d’une pathologie plus grave.

Dans la majorité des cas, les chiens évoluent positivement après leur Accident Vasculaire Cérébral et parviennent souvent à s’en remettre complètement.

De plus, les risques de récidives sont extrêmement rares, à moins qu’une pathologie ne soit en cause.

Comment gérer la phase post-AVC ?

Le chien sera extrêmement fatigué et le délai de rémission sera très variable.

Il faudra donc y aller très doucement et progressivement.

  • Il faudra l’empêcher de courir au maximum et préférer la marche lente.
  • Le repos sera le maître-mot. Le chien aura besoin de se reposer un maximum pour guérir.
  • Lui facilité la mastication en privilégiant une alimentation à base de pâtée. Évitez les aliments difficiles à mâcher, tels que les croquettes ou les os.
  • Passez du temps avec lui pour le rassurer. Le moral est très important dans toute guérison.
  • Facilitez lui la vie au maximum pour qu’il dépense un minimum d’énergie
    • Rapprochez ses gamelles, ses jouets et autres doudou.
    • Installez lui un lit confortable et douillet

Il faudra donc aider votre chien au maximum en lui limitant les efforts à accomplir. Le repos sera son meilleur allié.

Le respect du Protocol de traitement fourni par le vétérinaire devra être suivi à la lettre. Et si durant sa convalescence le moindre doute sur son état de santé venait à apparaître, il ne faudra pas hésiter à demander conseil en urgence à votre vétérinaire.

Prévention de l’AVC chez le chien

Il est complexe de prévenir l’AVC du chien, surtout lorsque les causes de celui-ci sont inconnues ou non liées à des pathologies physiologiques.

Néanmoins, un mode de vie sain basé sur une alimentation équilibrée et une activité physique correspondante à la race et à l’âge de votre toutou peut ralentir le vieillissement de ses cellules et réduire les risques de le voir développer de l’hypertension artérielle et une obésité.

Maintenir un poids de forme et adopter une hygiène de vie saine est souvent le seul moyen dont le maître dispose pour préserver son animal des AVC

Des bilans vétérinaires réguliers pourront également permettre de diagnostiquer en amont des pathologies pouvant être à l’origine d’AVC.

Le vétérinaire pourra ainsi vous prescrire un traitement préventif agissant sur la pathologie sous-jacente afin de réduire les risques d’attaque.


L’AVC chez le chien est une véritable épreuve pour l’animal comme pour le maître, mais en apprenant à réagir correctement vous augmentez les chances pour que votre compagnon s’en sorte au mieux, voire se remette complètement!

Votre toutou a déjà été victime d’une attaque ou présente des symptômes inquiétants ? Partagez votre expérience ou posez-nous vos questions en commentaire de cet article !

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