CaniprofSanté du chienHypothyroïdie du chien : Causes, Symptômes, Traitements ?

Hypothyroïdie du chien : Causes, Symptômes, Traitements ?

L’hypothyroïdie du chien est un trouble hormonal que l’on rencontre fréquemment chez nos compagnons à quatre pattes.

Cette maladie pouvant grandement détériorer la qualité de vie de votre animal, parfois sans même que vous ne vous en rendiez compte, il est essentiel d’apprendre à la reconnaître pour lui offrir une prise en charge adaptée.

Car, justement, bien que la maladie soit incurable, il est aisément possible de la contrôler très efficacement à vie pour redonner à votre petit toutou malade toute sa joie de vivre et le garder en bonne santé !

L'hypothyroïdie du chien

L’hypothyroïdie du chien, c’est quoi ?

L’hypothyroïdie du chien est un dysfonctionnement de la thyroïde, glande responsable de la production d’hormones indispensables au bon fonctionnement du métabolisme.

L’hypothyroïdie est, en conséquence, une de ces mystérieuses maladies dites hormonales ou endocriniennes, qui donnent du fil à retordre à la médecine vétérinaire.

Pour cause, les mécanismes hormonaux de l’organisme du chien ne sont pas encore tous parfaitement élucidés, ce qui peut rendre certains troubles endocriniens particulièrement complexes à prendre en charge.

Fort heureusement, ce n’est pas le cas de l’hypothyroïdie qui, si elle reste relativement inexpliquée, peut être aisément corrigée.

La thyroïde est une glande composée de deux lobes qui s’étendent de part et d’autre de la trachée, au niveau de la gorge du chien.

Sous l’impulsion de la glande hypophyse, logée dans le système nerveux central, la glande thyroïde produit trois hormones permettant de réguler le métabolisme du chien : la T3, la T4 et la calcitonine.

C’est surtout la production de T4 qui nous intéresse ici, puisque c’est celle-ci qui va être synthétisée par le foie afin de produire la T3.

Or, la T3 est l’hormone du métabolisme par excellence. C’est elle le maître d’orchestre, qui donne le rythme à tous les organes, permettant, de facto, leur synchronisation et, in fine, le bon fonctionnement de l’organisme tout entier.

En cas d’hypothyroïdie, la glande thyroïde produit moins d’hormones que prévu. Le phénomène inverse est l’hyperthyroïdie, et consiste en une production anormalement importante d’hormones.

Alors que l’hyperthyroïdie provoque une accélération du métabolisme, l’hypothyroïdie, qui nous intéresse ici, se traduit par un ralentissement. (1)

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Causes de l’hypothyroïdie chez le chien

Les causes de l’hypothyroïdie du chien ne sont pas encore entièrement élucidées, mais on distingue toutefois les pathologies secondaires et primaires.

Alors que l’hypothyroïdie primaire survient à cause de dysfonctionnements locaux, les hypothyroïdies secondaires sont dues à des troubles de la glande hypophyse du cerveau, censée contrôler la thyroïde.

Les hypothyroïdies primaires du chien

Les hypothyroïdies primaires du chien sont les plus fréquentes. Elles représentent, et de très loin, l’essentiel de toutes les hypothyroïdies diagnostiquées chez nos compagnons à quatre pattes.

Parmi toutes ces hypothyroïdies primaires, les plus fréquemment retrouvées sont la thyroïde lymphocytaire et l’atrophie idiopathique de la thyroïde, également réparties dans population canine.

La thyroïdite lymphocytaire est une maladie supposément d’ordre auto-immune, provoquant la destruction des cellules de la glande thyroïdienne.

Par un mécanisme encore mal élucidé, les anticorps du chien, normalement destinés à protéger son organisme contre les pathogènes, s’attaquent à ses propres cellules.

Un facteur génétique entre probablement en compte, car certaines races de chiens s’avèrent nettement prédisposées à cette affection.

C’est notamment le cas du Schnauzer et l’Hovawart, et, dans une moindre mesure, du Beagle, du Boxer, du Doberman, du Dogue Allemand, du Caniche et du Teckel.

L’atrophie idiopathique de la thyroïde est une affection tout aussi mal connue à l’heure actuelle, qui pourrait être une évolution de la thyroïdite lymphocytaire, bien que l’implication des anticorps n’ait pas été mise en évidence.

Cette affection se traduit par la destruction des cellules de la thyroïde qui sont peu à peu remplacées par des cellules adipeuses, non fonctionnelles et ne produisant pas d’hormones.

L’atrophie idiopathique de la thyroïde semble corrélée à l’âge, car les chiens qui sont affectés sont sensiblement plus âgés que ceux atteints de thyroïdite lymphocytaire.

Les hypothyroïdies secondaires du chien

Les hypothyroïdies secondaires du chien sont rares, et représenteraient moins de 5 % de toutes les hypothyroïdies recensées dans la population canine.

Elles sont essentiellement causées par un déficit en THS témoignant de troubles de la glande hypophyse, responsable de la production de cette hormone dont le tôle est de stimuler la glande thyroïde.

En d’autres termes, la glande thyroïde ne reçoit plus les signaux nécessaires pour s’activer et cesse donc de produire la précieuse hormone T4, bien qu’elle soit, de prime abord, en capacité de le faire.

À terme, les cellules de la glande thyroïde se détériorent à force d’inactivité, engendrant une hypothyroïdie primaire.

D’autres troubles plus rares peuvent également provoquer une hypothyroïdie secondaire chez le chien, mais semblent, aujourd’hui, anecdotiques.

Certains traitements médicamenteux pourraient être en cause, et notamment ceux prescrits dans le cas d’une hyperthyroïdie (antithyroïdiens).

De même, le cancer de la thyroïde a tendance à causer une hyperthyroïdie, mais les traitements mis en œuvre pour lutter contre cette maladie peuvent, eux, provoquer une hypothyroïdie. C’est notamment le cas de l’ablation chirurgicale de la thyroïde et de l’iode radioactif.

Des carences en iode, très rares chez le chien, peuvent éventuellement se manifester en cas d’importante malnutrition ou dénutrition.

La thyroïde étant un organe particulièrement gourmand en iode, puisqu’elle s’en sert pour synthétiser la T3 et la T4 qui en sont en partie constituées, ce type de carences peut non seulement entraver son fonctionnement, mais aussi entraîner une détérioration irréversible de ses tissus.


Symptômes de l’hypothyroïdie du chien

L’hypothyroïdie du chien est une maladie insidieuse, qui tend à progresser silencieusement pendant des années, en tout cas aux yeux du maître.

En effet, le chien, lui, peut ressentir très tôt les effets néfastes d’un métabolisme ralenti. Ce phénomène, qui, à ses prémices, engendre de la fatigue et un manque d’entrain, est difficilement visible pour le maître, le chien ne pouvant mettre des mots sur ce qu’il ressent.

Pour le chien qui souffre d’un ralentissement de son métabolisme, la vie quotidienne peut être relativement pénible, voire épuisante, même lorsqu’il ne fait rien.

Les symptômes visibles de l’hypothyroïdie, qui motiveront le maître à consulter un vétérinaire, surviennent plus tardivement, au rythme de la détérioration de la glande thyroïde.

Une prise de poids complètement incontrôlable est un des symptômes les plus criants de l’hypothyroïdie du chien.

Malheureusement, peu de maîtres le connaissent, et la plupart d’entre eux l’incombe naturellement – mais à tort – à une alimentation de mauvaise qualité ou à une gourmandise exacerbée.

En réalité, le métabolisme du chien atteint d’hypothyroïdie tourne au ralenti et ne parvient plus à brûler les calories qu’il assimile.

Parallèlement, l’appétit n’est plus correctement régulé et le chien mange moins. Malgré tout, il grossit, ce qui a tendance à faire tourner le maître en bourrique.

Aucun organe n’est épargné par le ralentissement du métabolisme. Le système digestif du chien devient feignant, rendant la digestion moins efficace, plus lente, plus difficile, et même pénible.

Pour cause, les aliments restent alors trop longtemps dans le tube digestif et ont tendance à fermenter, provoquant des ballonnements et une sensation de lourdeur.

Des irritations bénignes du tube digestif peuvent survenir, rendant l’assimilation des nutriments d’autant plus complexes. Une alternance de diarrhées modérées et de constipations est parfois observée.

La peau et les poils du chien peuvent être très marqués par l’hypothyroïdie, car le cycle cellulaire ralentit, ce qui ne permet plus aux cellules de se renouveler aussi vite qu’elles le devraient.

L’aspect de la fourrure du chien se dégrade, et elle est moins épaisse, terne, cassante. La peau est sèche, sensible aux infections et parsemée de pellicules.

La température corporelle de l’animal baisse, et le chien devient très sensible au froid. Son rythme cardiaque est plus lent, ce qui engendre une fatigue exacerbée et une intolérance à l’effort.

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Traitement et pronostic de l’hypothyroïdie chez le chien

Le traitement contre l’hypothyroïdie du chien est exclusivement hormonal. Il ne permet pas de guérir l’hypothyroïdie, mais de combler ses défaillances.

Le vétérinaire prescrira à votre chien une dose d’hormones de synthèse minutieusement calculée en fonction de son poids.

Lorsque le métabolisme de votre animal retrouvera un rythme normal, il va naturellement se mettre à maigrir, et il sera donc nécessairement d’adapter son traitement.

Il est extrêmement important de ne pas négliger le suivi de votre chien, car un traitement trop dosé – ou pas assez – peut être à l’origine de nombreux désagréments.

Le pronostic d’un chien correctement traité est excellent, bien que la disparition des symptômes puisse mettre un certain temps.

Votre compagnon à quatre pattes pourra vivre sa vie tout à fait normalement, et sa longévité ne sera pas raccourcie, ni par le traitement ni par sa maladie.

Cerise sur le gâteau, il s’agit d’un traitement peu coûteux (généralement moins de 10 € par mois) que tout à chacun peut offrir à son meilleur ami canin.

En l’absence de traitement, le pronostic du chien est plus réservé, car ses organes, mal régulés, peuvent subir des lésions irréversibles. (2)

Questions fréquemment posées par les maîtres sur l’hypothyroïdie du chien

Comment savoir si mon chien souffre d’hypothyroïdie ?

Les symptômes de l’hypothyroïdie du chien ne sont pas évidents à détecter, et la meilleure façon de diagnostiquer précocement la maladie est d’offrir un bilan de santé vétérinaire régulier à votre toutou.

L’animal a d’abord tendance à manquer d’entrain, à se montrer fatigué, voire intolérant à l’effort, et, surtout, grossit inexplicablement.

À terme, lorsque la maladie est avancée, sa fourrure devient terne et clairsemée, sa peau est sèche, son cycle reproducteur s’arrête et sa voix peut changer.

Comment soigner l’hypothyroïdie du chien ?

L’hypothyroïdie du chien peut être soignée à l’aide d’hormones de synthèse, qui remplacent les hormones que devrait produire la thyroïde non fonctionnelle de votre chien.

Une consultation vétérinaire est indispensable avant de mettre en œuvre un traitement, car il faut soigneusement doser les hormones de synthèse au regard du poids et des analyses de sang de chaque chien.

Le traitement devra ensuite être suivi à vie, et minutieusement ajusté en fonction des éventuelles variations de poids du chien.

Quels sont les chiens prédisposés à l’hypothyroïdie ?

Il existe deux races de chiens particulièrement prédisposées à la thyroïdite lymphocytaire,une des deux maladies les plus fréquemment à l’origine de l’hypothyroïdie du chien : le Schnauzer et l’Hovawart.

D’autres races, et notamment le Beagle, le Boxer, le Doberman, le Dogue Allemand, le Caniche et le Teckel sont également plus représentées que les autres.

Mon chien souffre d’hypothyroïdie, que faire ?

Si vous suspectez votre chien de souffrir d’hypothyroïdie, il est essentiel de le conduire chez un vétérinaire qui effectuera un bilan sanguin afin de poser un diagnostic précis.

Ne négligez pas cette maladie, car elle peut lourdement affecter la qualité de vie de votre toutou sans que vous ne vous en rendiez compte.

De plus, le traitement contre l’hypothyroïdie du chien est vraiment peu coûteux et facile à mettre en œuvre : il serait dommage d’en priver votre meilleur ami à fourrure.

Bien qu’elle soit fréquente chez les chiens, l’hypothyroïdie est encore relativement méconnue, tant dans ses mécanismes que dans ses symptômes.

L’obésité inexpliquée est un des signes cliniques les plus évidents de cette maladie, mais encore trop de maîtres confondent cette affection avec des problèmes tous différents, comme une gourmandise déraisonnable.

Bien que la plupart des symptômes précoces de la maladie soient presque indétectables aux yeux du maître novice, le chien, lui, en ressent bel et bien les effets, et peut être profondément accablé par le ralentissement de son métabolisme.


Un bilan vétérinaire régulier est donc la meilleure chose à faire pour diagnostiquer et prendre en charge au plus tôt un éventuel trouble thyroïdien et offrir à votre toutou la qualité de vie qu’il mérite.

Il vous reste encore quelques questions sur l’hypothyroïdie du chien ? Posez-les-nous en commentaire de cet article !

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