La dépression est un trouble mental que l’on considère souvent comme propre aux humains, bien qu’elle soit en réalité malheureusement fréquemment observée chez le chien.

Le plus difficile dans le traitement de cette affection est son diagnostic qui se complexifie du fait l’absence de plaintes verbales de l’animal…

En effet, comment déceler et comprendre un état émotionnel négatif chez un chien lorsque celui-ci ne peut mettre les mots sur son ressenti ?

Pour répondre à cette première question, il est en fait possible de diagnostiquer la dépression chez le chien en prêtant une attention particulière à ses postures et à son comportement.

Contrairement à ce que certains maîtres peuvent supposer, la dépression n’est pas une affection à prendre la légère : c’est une véritable pathologie qui peut avoir un impact très néfaste sur la santé physiologique de l’animal !

Dans cet article, nous nous penchons de plus près sur cette affection de l’âme qui accable autant nos compagnons à quatre pattes que nos congénères les humains.

La dépression chez le chien, c’est quoi ?

La dépression est une pathologie qui modifie la façon dont le chien perçoit son environnement et le monde qui l’entoure.

Ainsi, les éléments qui constituent son « monde » (panier, croquettes, maître, jouets, congénères) peuvent soudain perdre tout leur intérêt aux yeux d’un animal déprimé.

Cette nouvelle perception de son univers rend l’animal apathique, insensible aux êtres vivants et événements qui l’entourent et complexifie la communication et les interactions qui le lient habituellement avec les membres de son foyer.

La dépression est intimement liée au concept d’émotion et de psychologie, des notions de plus en plus intégrées à l’étude du comportement animal.

Nombre de sources scientifiques tendent en effet à avérer l’existence d’une réelle sensibilité émotionnelle chez les animaux, un postulat longtemps contesté.

Alors qu’auparavant il était difficile, voire impossible, de considérer un chien comme un être doué de sentiments, ce paradigme est aujourd’hui au cœur de l’étude du comportement canin.

Comprendre le ressenti de son animal est donc essentiel pour diagnostiquer chez lui un trouble dépressif, en identifier les causes et l’aider à surmonter cette maladie si particulière.

(SOURCE : https://www.animallaw.info/sites/default/files/lralvol9_p323.pdf)

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Comment reconnaître la dépression du chien ?

Les symptômes de la dépression chez le chien ne trompent pas : les maîtres remarquent généralement un changement de comportement marqué, qui se matérialise à travers une baisse d’intérêt pour tous les objets et les humains qui entourent l’animal.

En somme, le chien semble avoir baissé les bras et abandonné l’idée d’interagir avec son environnement.

Les chiens atteints de dépression peuvent également souffrir d’anorexie, de léthargie, d’insomnie, de malpropreté ou de boulimie.

Si le maître ne réagit pas, des symptômes physiques risquent de s’ajouter au changement de comportement de l’animal.

Le chien peut notamment développer des problèmes cutanés, dont des démangeaisons compulsives susceptibles de provoquer des surinfections de la peau.

Le grattage ou le léchage intempestifs font également partie des signaux que peut envoyer un chien dépressif.

Ce type de comportement peut par ailleurs le mener à se blesser sérieusement, notamment en se rongeant le bout des pattes ou de la queue.

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Quelles sont les causes de la dépression chez le chien ?

Les causes de la dépression chez le chien sont multiples et varient presque systématiquement d’un individu à un autre.

Anxiété de séparation

L’anxiété de séparation est une source de dépression des plus répandues chez l’animal qui vit difficilement les absences de son maître.

La solitude lui est alors insupportable et génère chez lui une anxiété et un stress pouvant être à l’origine d’une dépression.

(SOURCE : https://www.sdube.vet/conseils/anxiete-de-separation/ ; https://www.veterinairesaucanada.net/documents/angoisse-de-separation-chez-les-chiens)

Modification de son environnement ou de ses habitudes

Les changements font partie des pires ennemis du chien, et même la plus petite modification dans le train-train quotidien de votre animal peut lui mener la vie dure !

Les causes liées à des changements dans la vie de votre compagnon sont souvent les plus simples à identifier : avez-vous déménagé ? Modifié l’agencement de votre intérieur ? Adopté un nouvel animal ?

Réaction à un événement traumatique

La dépression la plus fréquente du chien est nommée « dépression réactionnelle » et survient à la suite d’un stress violent.

Il est souvent question d’un deuil, de la perte du maître ou d’un congénère dont l’animal était particulièrement proche.

La disparition d’un élément rassurant de son quotidien auquel le chien se rattachait est extrêmement difficile à surmonter pour lui.

Le deuil n’est pas le seul événement qui peut traumatiser un chien : un déséquilibre familial (divorce, déménagement, arrivée d’un enfant) au sein du foyer peut conduire au même résultat.

Angoisses chroniques

Certains chiens sont pris d’angoisses de manière chronique, parfois sans que le maître ne puisse jamais comprendre la cause de ce mal-être.

Souvent, il s’agit cependant d’un cas de détresse qui fait suite à une longue maladie ayant altéré les capacités physiques et psychologiques du chien.

Celui-ci peine alors à retrouver ses marques dans son environnement, ce qui génère des angoisses incontrôlables se manifestant régulièrement par des gémissements ou de longues déambulations.

Privation

Ce type de dépression atteint principalement les chiots, et notamment ceux vendus en animalerie.

Les jeunes chiens privés de stimuli sensoriels dès leur plus jeune âge – comme c’est le cas dans les magasins suscités – peuvent très mal vivre leur arrivée dans un environnement plus animé.

Ils risquent alors de se sentir débordés par les événements et de se rétracter sur eux-mêmes pour tenter de se protéger de toutes ces sollicitations soudaines.

Si ce trouble n’est pas pris au sérieux dès ses prémisses, il risque d’affecter durablement le chien qui sera particulièrement susceptible de développer des phobies et de ne jamais parvenir à communiquer et interagir normalement avec ses congénères et les humains.

Vieillesse et perte des sens

En vieillissant, le chien peut voir ses capacités auditives et son odorat s’altérer, une situation qui peut être très difficile à vivre pour lui.

Il vit au cours de cette épreuve la perte de tous ses repères, ce qui génère un stress conséquent à l’origine de bien des comportements dépressifs.

Ennui et oisiveté

L’ennui est source de bien des maux chez nos amis les chiens, et en particulier chez les chiens de travail très friands de sollicitations intellectuelles de la part de leur maître et avides de démontrer leurs compétences.

Les chiens peu ou pas sollicités sombrent rapidement dans un ennui profond qui génère une anxiété pathologique.

L’anxiété et la dépression étant intimement liées chez le chien, une chose en entraînant une autre l’animal commence à se désintéresser du monde qui l’entoure et à adopter un comportement destructeur.

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Mon chien est déprimé, que faire ?

Le plus important pour offrir le meilleur pronostique à votre compagnon est de prendre en charge sa dépression dès l’apparition des premiers symptômes.

Je vous recommande donc de rester toujours attentif aux attitudes et comportements de votre chien, et de noter tout changement qui vous paraîtrait suspect.

Un chien qui se désintéresse de ses jouets, perd de son appétit, se comporte différemment envers ses congénères ou reste sourd à vos appels alors qu’il fait habituellement preuve d’enthousiasme lorsqu’il vous voit cache sans doute un certain mal-être.

Si la dépression s’est déjà installée chez votre animal, il est possible que le vétérinaire lui prescrive des antidépresseurs pour éviter que son état ne s’aggrave.

Une thérapie comportementale pourra également être menée pour aider le maître et le chien à renouer et étudier la ou les causes du mal-être de votre compagnon.

Une nouvelle hygiène de vie sera également sans doute nécessaire pour permettre au chien de reprendre pied.

Dans les cas de dépressions légères, qui n’ont pas encore eu d’impact sur la santé de votre animal, de longues promenades, des séances de jeux plus régulières, beaucoup d’affection et des contacts réguliers avec d’autres chiens viendront sans doute à bout des états d’âme de votre meilleur ami.

Quoi qu’il arrive, une visite chez un vétérinaire, COMPORTEMENTALISTE SI POSSIBLE s’impose pour établir un diagnostic précis et aider votre chien à aller mieux.

Prévenir la dépression chez le chien 

L’activité la plus efficace pour prévenir la dépression du chien est sans nul doute la promenade, qui doit être effectuée quotidiennement et suffisamment longuement.

Si votre chien est vieillissant ou peu sportif, inutile de programmer des randonnées de plusieurs heures !

Des sorties effectuées une à deux fois par jour pendant quinze à trente minutes en flânant tranquillement pour laisser à votre toutou le temps de renifler ce qui lui semble important conviendront tout à fait aux animaux fragiles.

Quels que soient leurs âges, leur santé et leur besoin d’activité physique, tous les chiens ont besoin de passer un minimum de temps à l’extérieur pour s’oxygéner et garder une bonne santé physique et mentale.

Pour votre toutou, la balade ne sert en effet pas seulement à se dégourdir les pattes : c’est surtout l’occasion pour lui de stimuler son odorat, son ouïe et tous ses sens !

On parle alors de stimulations autant intellectuelles que physiques, activités toutes deux nécessaires au maintien de l’équilibre mental d’un animal.

L’idéal est de promener votre chien dans des lieux où il pourra rencontrer des congénères.

La socialisation est un aspect non négligeable du bien-être des chiens, qui demeurent par nature des animaux sociables.

Par ailleurs, un chien privé de tout lien avec ses congénères risque vite de développer des comportements déviants et destructeurs.

En tout état de cause, vous devez tout faire pour lutter contre l’ennui du chien pour éviter qu’il ne souffre de dépression passagère ou sévère.

Si vous êtes amené à vous absenter régulièrement, n’oubliez pas d’apprendre la séparation positive à votre chiot dès son plus jeune âge !

Ne lésinez pas non plus sur les jouets stimulants (bruyants ou odorants) pour occuper votre animal en votre absence.

Voir son animal perdre de sa joie de vivre et de sa bonhomie peut être très dur pour le maître, mais demeure une épreuve encore plus difficile pour le chien, d’autant plus que celui-ci est souvent incompris.

J’espère que cet article aura pu vous éclairer sur les causes et les conséquences de la dépression chez le chien afin de vous permettre de mieux détecter les sources de stress et un éventuel mal-être chez votre compagnon.

Vous avez déjà été confronté à un animal qui semble avoir perdu le goût de vivre ? Posez-nous vos questions ou partagez votre histoire en commentaire de cet article !

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