CaniprofAdopter un chienComment et pourquoi adopter un Chien ?

Comment et pourquoi adopter un Chien ?

Adopter un chien est le rêve de bien des amoureux des animaux, grands comme petits. Pour autant, il ne faut jamais oublier que cela s’assortit de responsabilités contraignantes, et ce, sur le long terme.

Sans surprise, cet article vous présentera les points essentiels à prendre en compte avant de vous décider à faire entrer une petite boule de poils dans vos vies.

En effet, les abandons d’animaux en France sont encore extrêmement nombreux – environ 100 000 chaque année – au point que les Français sont tristement champions d’Europe dans ce domaine.

Une situation dramatique qui survient parfois par malveillance, mais plus souvent lorsque le maître n’avait pas pleinement conscience des contraintes assorties à l’adoption d’un animal et s’est vu dépasser par la situation.

Pour vous éviter de devenir, par négligence ou méconnaissance, le bourreau du toutou que vous vous étiez promis de chérir, voici un petit guide sur l’adoption d’un chien, les choses à savoir et le meilleur moyen de trouver le compagnon idéal avec qui cohabiter en paix tout au long de sa vie.

Comment choisir son chien ?

Un tas de raisons peuvent vous pousser à vouloir adopter un chien et il est, à mon sens, important d’en distinguer les bonnes des mauvaises pour bien choisir votre compagnon.

Tout d’abord, il y a une véritable différence entre les maîtres souhaitant un chien pour la compagnie et pour le travail.

Les chiens de compagnie sont destinés à demeurer aux côtés de leurs maîtres, et ceux de travail se complairont davantage dans les missions pour lesquelles ils ont été sélectionnés.

Quelle race de chien choisir ?

De fait, il ne faut pas négliger l’impact de la race d’un chien sur son caractère, ses aptitudes mentales et physiques et, par conséquent, le quotidien qui lui conviendra le mieux.

Un chien de travail (chien de garde, chien de berger, chien de traineau, chien de chasse…) aura généralement grand besoin d’activités physiques et de sollicitations intellectuelles de la part de son maître.

Les chiens de compagnie sont souvent considérés comme moins contraignants, car mieux adaptés à la sédentarité.

Ils supportent cependant extrêmement mal la solitude et ont plutôt besoin de l’attention permanente et de la compagnie de leur maître.

Il faut néanmoins noter que l’éducation d’un chien va considérablement jouer sur son comportement et sa capacité à s’adapter au mode de vie de son maître, souvent bien davantage que ses prédispositions raciales.

Les chiens de chasse, par exemple, s’adaptent très bien à la vie de famille, tout comme les chiens de berger.

Un petit chien de compagnie, en revanche, risque de ne pas s’adapter à un poste de chien de garde où il passera une grande partie de son temps seul à surveiller votre propriété.

Adopter un petit chien : bonne ou mauvaise idée ?

Penchons-nous de plus près sur les chiens de compagnie, et surtout les petits chiens considérés comme « moins contraignants ».

Adopter un chien est un excellent remède contre la solitude, car il fait un ami joyeux, loyal et protecteur, et peut même aider son maître à rencontrer de nouvelles personnes dans les parcs à chiens ou lors d’activités canines.

Cependant, il convient de se rappeler qu’un chien de compagnie n’est pas « moins contraignant » qu’un chien de travail sur tous les plans.

Certes, il a généralement besoin de moins d’exercice physique, quoi que tous les chiens aient indubitablement besoin de se promener en moyenne au minimum 1 heure d’affilée quotidiennement.

De plus, malgré leur beau pelage soyeux et leurs airs fragiles, les petits chiens ne sont pas en porcelaine, et les Bichons, les Lhassa Apso et les Pékinois sont réputés pour adorer les longues randonnées.

Enfin, si les chiens de compagnie sont plus enclins à tolérer une vie relativement sédentaire, ils seront bien plus sensibles à la solitude que les chiens de travail et auront fortement besoin de sollicitations intellectuelles (jeux, apprentissage de nouveaux ordres, etc.).

Pour résumer, adopter un chien de travail est une option à envisager si vous avez de vraies missions à confier à votre animal qui l’occuperont quotidiennement et lui permettront de s’épanouir et de demeurer équilibré et en bonne santé.

Adopter un chien de compagnie est envisageable si vous avez énormément de temps à consacrer à un compagnon avec lequel vous comptez tisser une relation unique.

Dans les deux cas, il faut être prêt à s’engager sur 10 à 15 ans, à régler des factures vétérinaires onéreuses – parfois à quatre chiffres – à renoncer à vos vacances si votre toutou ne supporte ni d’être gardé ni de voyager et à bien l’éduquer.

Pourquoi ne pas adopter un chien ?

S’il y a d’excellentes raisons de vouloir adopter un chien, il y en a aussi de très mauvaises, celles qui mènent malheureusement à des situations de maltraitances – souvent involontaires – et d’abandons.

L’effet de mode est un motif d’adoption malheureusement très répandu qui conduit souvent à la catastrophe, en témoigne la vague d’abandon de Huskies qui a fait suite à la vague d’adoption provoquée par la série à succès Game of Thrones.

Les chiens arborés par des stars, ceux devenus héros de séries, de films ou de bandes dessinées sont les victimes collatérales de la mode, adoptés par des maîtres qui ont craqué devant leur beauté ou les valeurs auxquelles ils les rattachent sans avoir aucune idée de leurs besoins.

Par exemple, un beau Husky n’est pas un chien docile, câlin et malléable : c’est un animal tempétueux, indépendant, fier, dominant, complice sans être démonstratif, et qui a grand besoin d’exercice physique.

Sans un mode de vie adapté à son caractère, il réduira très probablement en pièces votre habitation pour contrer l’ennui et la frustration qui provoquent chez lui un profond mal-être.

Le cadeau surprise est sans doute le pire moyen d’acquérir un chien : on ne peut pas offrir une boule de poils à quelqu’un pour Noël ou pour son anniversaire, quand bien même il en aurait très envie.

Tout d’abord, un maître doit idéalement rencontrer son futur compagnon plusieurs fois avant de l’adopter afin de s’assurer que leurs caractères respectifs colleront.

Par ailleurs, offrir un être vivant à quelqu’un qui n’en a pas forcément fait la demande est un véritable cadeau empoisonné, et le chien ressort toujours grand perdant de cette relation forcée.

Aussi, on évite absolument d’offrir un chien à un proche ou pire encore, à son enfant, qui n’est clairement pas en mesure de subvenir aux besoins – notamment financiers – d’un animal.

L’ennui peut être comblé par la présence d’un chien, mais l’animal ne doit pas être adopté dans cet unique but.

En effet, un chien fera bel et bien une occupation de tous les instants pour son maître, mais il ne suffit pas de jouer avec lui et de le câliner pour bien s’en occuper.

Un chien implique des dépenses pécuniaires parfois très importantes et rarement prévisibles, et nécessite également des connaissances spécifiques pour l’éduquer et en prendre soin.

Une bonne éducation et un mode de vie adapté forment, en effet, la clef de voûte d’une relation maître-chien saine et d’un comportement équilibré.

Le coup de cœur est malheureusement un motif d’adoption fréquent qui porte préjudice à l’animal, surtout quand les maîtres n’ont jamais eu d’animaux et n’ont pas conscience de l’aventure dans laquelle ils s’engagent.

Les animaleries, championnes pour mettre en scène d’adorables chiots en vitrine, misent beaucoup sur ce fameux coup de cœur pour écouler leurs stocks, quitte à vendre leurs animaux à des maîtres peu avertis.

Une adoption irréfléchie de ce type est susceptible de donner lieu à des situations dramatiques, d’autant que les chiots vendus en animalerie présentent souvent des caractères déviants que les maîtres novices ne comprennent pas et prennent pour de la désobéissance.

Vos responsabilités : les choses à savoir avant d’adopter un chien

Le chien, animal imprévisible

Parmi les points à avoir en tête avant d’adopter un animal de compagnie, on parle souvent en premier lieu du coût et de la durée de l’engagement, des aspects désormais assez connus.

Je préfère, pour ma part, mettre l’accent sur le côté imprévisible qui entoure le processus d’adoption, un point  négligé par bien des maîtres.

En effet, on a beau réfléchir murement à sa décision et choisir avec soin la race de chien prétendument faite pour soi, il faut avant toute chose accepter le fait suivant : adopter un chien, c’est accepter une part d’imprévu.

Malgré ses prédispositions raciales, le tempérament de ses parents, les garanties de son éleveur et les compétences de son éducateur, un chien peut toujours apporter son lot de surprises.

Combien de chiens sont abandonnés parce qu’ils ont grandi plus que ne l’avaient prévu les maîtres lors de l’adoption, devenant alors trop encombrants ?

Combien parce qu’ils sont impossibles à faire garder par des proches durant les absences des maîtres et à transporter en voiture ?

Combien parce qu’ils aboient de trop, pleurent ou jappent, alors qu’ils appartiennent à une race réputée silencieuse ?

Gardez donc en tête que même si vous avez tout prévu (un budget vétérinaire annuel, un système pour faire garder votre chien pendant vos vacances, un mode de vie qui devrait correspondre à votre nouveau compagnon…) tout pourrait ne pas se passer comme vous l’imaginez.

Votre chien pourrait développer une maladie longue durée (diabète, par exemple) qui nécessitera des soins vétérinaires coûteux toute sa vie.

Il peut ne pas supporter de se retrouver loin de vous ou ne pas apprécier son mode de vie et développer des troubles du comportement.

Aussi, avoir un chien c’est avant tout être prêt à s’adapter et, parfois, à faire des sacrifices plus ou moins importants en fonction des éventuels problèmes rencontrés.

Je tiens cependant à vous rassurer : tous les problèmes ont une solution, surtout les troubles du comportement qui ont presque toujours une source précise qu’il est possible d’éliminer.

Il faut néanmoins être prêt à se remettre en question et se préparer à devoir potentiellement faire intervenir un professionnel du comportement canin pour déceler le problème et le régler.

Enfin, il est également hasardeux de présumer du futur caractère de votre animal : certains maîtres recherchent un joyeux compagnon et se retrouveront avec un toutou placide et discret.

D’autres adopteront un chien qu’ils pensent calme et indépendant, et se retrouveront avec un vrai pot de colle qui bondit au moindre de leurs mouvements et leur entame le pas où qu’ils aillent…

Le budget et la durée

Comme mentionné plus haut, le budget et la durée sont des éléments désormais bien connus du grand public, qui ne doivent pas pour autant être simplement survolés.

En effet, si la première raison évoquée lors de l’abandon d’animaux demeure les portées indésirées (dans 14% des cas), les déménagements (13.7%) et les raisons économiques (13.2%) la suivent au coude à coude.

La durée à son importance, surtout si vous ne savez pas encore où vous serez dans 2, 5 ou 10 ans et de quels moyens vous disposerez pour prendre soin de votre compagnon.

Rencontrerez-vous quelqu’un qui n’aime pas les chiens ou y est allergique ? Déménagerez-vous d’une maison à un appartement ?

Partirez-vous vivre à l’autre bout du monde ? Occuperez-vous un poste qui nécessitera des absences longues ou fréquentes ?

Un chien, selon sa race, vit en moyenne entre 8 et 15 ans, vous devez donc être capable de vous projeter avec un animal potentiellement encombrant ou aboyeur durant toutes ces années.

Le budget ne doit pas non plus être négligé, surtout en ce qui concerne les soins vétérinaires qui sont parfois fort onéreux et imprévisibles.

Votre chien peut se faire renverser par une voiture, tomber gravement malade, avoir besoin d’un traitement médical à vie ou sur plusieurs mois ou années.

Au-delà de ces dépenses exceptionnelles, il faut prévoir près entre 500 et 1 000 euros annuels pour les bilans de santé, les vaccins, les antiparasitaires, les affections courantes (otites, gingivites, etc.).

À mon sens, la solution clef pour faire face à tous les éventuels problèmes de santé coûteux de votre chien est l’assurance santé canine.

Ce type de protection, qui fonctionne comme nos mutuelles pour humains, vous permettra de lisser vos dépenses dans le temps et d’éviter de vous retrouver dans l’impossibilité financière de faire soigner votre animal en cas d’imprévu.

Cela fait un coût supplémentaire à prévoir lors de l’adoption d’un chien, que bien des maîtres voient d’un mauvais œil puisque le but d’une assurance est, bien sûr, de ne jamais servir, ce qui donne la sensation de cotiser dans le vent.

Pourtant, il faut bien admettre que sans la Sécurité Sociale et nos mutuelles, nous serions, pour la plupart d’entre nous, incapables de nous soigner.

Il n’est donc pas déraisonnable d’envisager que sans une assurance adéquate, il ne vous sera potentiellement pas possible de faire soigner votre chien en cas de blessures ou de maladies graves, auquel cas la facture de votre vétérinaire peut s’élever à plusieurs milliers d’euros.

À cela s’ajoutent les dépenses en croquettes, les aliments de bonne qualité devant être privilégiés si vous voulez espérer réduire les risques de problèmes de santé occasionnant une grosse facture vétérinaire.

Comptez entre 15 et 20 euros de croquettes mensuels pour un petit chien, près de 40 euros par mois pour un chien moyen, et parfois plus de 80 euros d’aliment par mois pour les plus gros gabarits.

Les chiens à la longue fourrure peuvent aussi avoir besoin de voir un toiletteur régulièrement pour ne pas développer des affections cutanées, otites et conjonctivites.

L’éducation et le mode de vie

L’éducation du chien est cruciale pour éviter qu’il ne développe des troubles du comportement, qui motivent 11% des abandons.

De même, son mode de vie et son environnement doivent correspondre à ses besoins pour lui permettre de rester bien dans ses pattes et équilibré.

Ces deux axes sont intimement liés, à savoir qu’une éducation habile peut aider le chien à s’adapter à son mode de vie, et qu’un mode de vie adéquat est indispensable pour parvenir à bien éduquer un chien.

Je m’explique : un chien par nature très énergique aura du mal à se montrer réceptif et à l’écoute si ses besoins de dépenses ne sont pas comblés.

Il devra donc bénéficier de suffisamment d’exercice physique et intellectuel pour être dans de bonnes dispositions pour apprendre.

Son éducation pourra alors permettre de canaliser son énergie, par exemple en lui inculquant le rappel au calme lorsqu’il vous déborde, ou en lui apprenant à ne pas bondir d’excitation au moindre son alors qu’il n’a pas été sollicité.

Attention : l’éducation d’un chien ne fera pas disparaître ses besoins ni ne les atténuera, et des besoins comblés n’en feront pas un chien moins distrait ou têtu pendant ses leçons.

Mais quand l’un sans l’autre ne donnera tout bonnement aucun résultat, une éducation soignée et un mode vie adapté en feront un compagnon à l’écoute, équilibré, qui ne transformera pas son énergie en stress destructeur.

L’éducation de votre animal vous permettra notamment de lui apprendre à supporter vos absences et à se socialiser avec les hommes, comme avec ses congénères.

Ces aspects sont essentiels pour lui permettre de développer un comportement équilibré, le but étant que votre compagnon ne détruise pas vos biens en votre absence, ne s’attaque pas à vos invités, n’urine pas dans votre salon, etc.

Avant d’adopter un chien, vous devez donc avoir conscience qu’il faudra vous pencher sérieusement sur son éducation pour éviter qu’il ne devienne ingérable, et ce, qu’il s’agisse d’un Berger Allemand ou d’un Bichon.

Les petits chiens sont en effet souvent très mal éduqués, car leurs maîtres ne voient pas en eux un danger à proprement parler et n’imaginent pas à quel point un si petit toutou peut se transformer en cauchemar lorsqu’il est mal dans sa peau.

C’est notamment pour cette raison que les adorables Jack Russel font partie des chiens les plus abandonnés, leurs petits gabarits conduisant leurs maîtres à négliger leur éducation.

Le Jack Russel est en effet un chien très énergique, éveillé et vif, qui a besoin d’un mode de vie très actif pour rester bien dans sa tête.

C’est seulement en se dépensant suffisamment qu’il pourra être bien éduqué, une tâche ardue considérant son caractère de bourrique dont les maîtres novices ne se doutent pas toujours aux vues de sa bouille d’ange.

Mal éduqué, le Jack Russel est destructeur, aboyeur, tout à fait froid aux ordres, et n’hésite pas à pincer, voire à mordre.

Je vous recommande donc d’étudier sérieusement la manière dont vous prévoyez d’éduquer votre futur chien, surtout si vous êtes un novice en la matière.

Une bonne solution est de poser toutes les questions qui vous passent par la tête à l’éleveur auprès de qui vous songez adopter votre compagnon.

Celui-ci saura sans nul doute vous indiquer si le chiot que vous voulez adopter risque de représenter un défi ou devrait plutôt se montrer réceptif.

Enfin, n’oubliez pas qu’un chien s’éduque sans la moindre violence, et que ses bêtises ne doivent jamais être réprimandées, surtout lorsqu’elles sont dues à un mal-être (stress, solitude, ennui, etc.).

Si vous ne parvenez pas aux résultats escomptés, vous devrez rapidement vous remettre en question avant de persévérer dans des méthodes qui pourraient troubler ou traumatiser définitivement votre compagnon.

Parfois, la meilleure solution est de confier son animal à un éducateur canin professionnel : encore un coût à prévoir dans votre budget avant d’envisager une adoption, dans le cas où tout ne se passerait pas comme prévu !

L’environnement et les autres animaux

L’environnement que vous souhaitez offrir à votre compagnon est aussi un point à prendre en compte avant une adoption.

Si vous vivez en appartement, vous devez avoir la possibilité de promener votre chien longuement et chaque jour.

Si vous avez un grand jardin, ne commettez pas l’erreur de croire que cela suffira à votre toutou : il le connaîtra rapidement par cœur et aura toujours besoin de se promener régulièrement pour découvrir de nouvelles odeurs.

L’exploration est en effet un des besoins les plus prononcés chez le chien, et votre animal appréciera autant les promenades très lentes – parfois exaspérantes pour les maîtres – lors desquelles il pourra renifler moult nouvelles odeurs que les courses folles et les jeux dans de grands espaces.

Si vous avez d’autres animaux, vous devez aussi envisager la possibilité que la cohabitation se passe mal et ne s’améliore pas avec le temps : vous partez peut-être pour des années de guerre civile à la maison.

Bon nombre de maîtres abandonnent en effet leur chien parce qu’il court après leur chat, ou délaisse le chat parce qu’il fait aboyer le chien…

Réfléchissez-y à deux fois, et ne partez pas du principe que votre chien actuel supportera un nouveau venu parce qu’il s’amuse au parc à chiens avec d’autres toutous : sur son territoire, cela se passera certainement différemment.

À nouveau, envisagez que si la cohabitation se passe mal vous devrez peut-être faire appel à un comportementaliste, sans certitude qu’une solution sera trouvée.

J’en profite pour vous préciser qu’adopter un chien pour tenir compagnie à un autre chien qui présente un comportement déviant durant vos absences n’est pas une solution.

Deux chiens s’ennuieront autant qu’un seul durant vos absences, et ne s’amuseront certainement pas ensemble comme vous l’imaginez peut-être.

Si votre premier animal ne supporte pas de rester seul, vous devrez plutôt travailler ce point avec un spécialiste pour tenter de calmer ses angoisses.

Une autre solution, sans doute la meilleure, est de faire appel à un dog-sitter qui prendra votre chien chez lui ou ira le promener quand vous êtes absent.

La propreté

Qu’on se le dise, les chiens ne sont jamais très propres : ils sentent le chien, aiment se rouler dans des matières odorantes et peuvent mettre longtemps à apprendre à faire leurs besoins dehors.

Au contraire des chats « bien dans leurs pattes » qui passent leur temps à faire leur toilette et vont naturellement à la litière, les chiens se soucient peu de la propreté de leurs pelages et ne comprennent pas forcément qu’ils doivent attendre d’être dehors pour uriner.

C’est donc un point qu’il faut bien avoir en tête avant d’adopter un chien : votre logement ne sera sans doute plus jamais le même.

Si vous êtes très maniaque, allergique aux acariens ou peu patient, le chien n’est donc sans doute pas le compagnon qu’il vous faut.

Attention également aux chiens dits « hypoallergéniques » dont rien ne prouve scientifiquement l’existence.

Si vous êtes allergique aux chiens, aucune race ne pourra malheureusement vous convenir – même les chiens nus – les allergènes se trouvant dans leur salive, leur sueur et autres fluides corporels.

Les chiens qui perdent peu ou pas de poils pourront en revanche convenir aux aficionados de la propreté, mais le choix du compagnon qui correspondra à votre tempérament et mode de vie ne saurait se limiter à sa fourrure.

La disponibilité

Avoir un chien n’est pas si éloigné d’avoir un enfant : cela demande une disponibilité de tous les instants, une grande patience et, bien sûr, beaucoup d’amour !

Un chien doit pouvoir être promené quotidiennement, et quand il ne sort pas, il demande une attention régulière à travers des jeux, des câlins et des sollicitations intellectuelles.

Il faut être disponible pour veiller sur lui lorsqu’il est malade et pouvoir le conduire chez le vétérinaire au besoin.

Il faut être suffisamment patient pour lui apprendre, pas à pas, à devenir propre, à comprendre et retenir vos ordres, à abandonner les mauvais comportements et à suivre vos règles de vie, le tout sans aucune brutalité.

Nos amis les chiens sont aussi vulnérables, car désespérément silencieux, surtout quand ils souffrent.

Il appartient donc aux maîtres de leur prêter une attention particulière, de surveiller les changements de comportements et d’humeur, et de les examiner régulièrement pour s’assurer que tout va bien. (1)

dresser son chien en 15 minutes par jour


Où adopter un chien ?

Je ne saurais que trop vous conseiller de vous tourner en premier lieu vers les refuges pour adopter votre nouveau compagnon.

Contrairement aux idées reçues, les chiens abandonnés et recueillis par des associations ne sont pas forcément vieux, et encore moins malades.

On n’y trouve pas non plus que des chiens croisés, les chiens de race subissant leur part d’abandon du fait des effets de mode, mais aussi de leur plus grande fragilité.

Enfin, les chiens abandonnés sont rarement des chiens battus et potentiellement traumatisés ou dangereux, contrairement à ce que craignent nombre de futurs maîtres.

Les refuges sont au contraire un très bel endroit où trouver un compagnon aimant, ravi d’avoir une seconde chance et qui fera un compagnon loyal et affectueux.

Si vous avez peur de ne pas y trouver de chiots, détrompez-vous : les portées non désirées sont les premiers motifs d’abandon, on trouve donc de nombreux tout jeunes chiens dans les refuges.

Néanmoins, adopter un chien déjà adulte demeure, à mon sens, un excellent choix, surtout pour les maîtres novices en éducation canine.

Vous ne profiterez en effet pas de la bouille de chiot de votre compagnon – qui ne dure de toute façon que quelques mois – mais vous adopterez un toutou déjà propre et éduqué.

De plus, il faut savoir que dans l’immense majorité des refuges, les chiens sont rééduqués sur place pour s’assurer qu’ils soient prêts à repartir dans la vie sur un bon pied.

Ils sont également soumis à des tests de comportement afin de s’assurer qu’ils ne soient pas dangereux pour leurs nouveaux propriétaires.

Enfin, ils sont stérilisés et identifiés par tatouage ou puce électronique, et si vous devrez généralement vous acquitter de ces frais lors de l’adoption, vous serez loin du prix d’un chiot en élevage allant de 600 à 2 000 euros en moyenne.

Si l’idée du refuge ne vous séduit pas, la meilleure alternative est de vous tourner vers un éleveur professionnel au sérieux reconnu.

Assurez-vous que l’éleveur de votre choix respecte les normes de la SCC (Société Centrale Canine) et celles des associations canines des races qu’il élève en matière de bien-être animal.

Prenez le temps de voir ses chiens et de rencontrer votre futur chiot plusieurs fois avant de vous décider.

N’hésitez pas non plus à demander conseil à l’éleveur de votre choix pour vous assurer que votre mode de vie conviendra à votre futur chien.

Voici désormais les endroits où ne pas acheter votre chiot : les animaleries, au cœur de multiples polémiques, méritent d’être évitées comme la peste, si ce n’est boycottées.

Elles « stockent » en effet les chiots et chatons dans des environnements nullement adaptés à leurs besoins, et parfois sans respecter leur sevrage.

Les chiots proposés à la vente dans ces établissements présentent, de fait, bien souvent des comportements déviants dus au traumatisme de la séparation avec leurs mères et aux premiers jours de leur vie passés dans des vitrines.

Par ailleurs, les animaleries vendent souvent leurs bêtes sans prodiguer le moindre conseil valable aux maîtres, et sans se soucier de savoir si le mode de vie de ce dernier correspondra aux besoins de l’animal.

Les particuliers qui font reproduire leurs animaux doivent aussi être évités, notamment parce qu’il est impossible d’avoir un regard sur la lignée de votre chiot et ses potentielles tares.

De plus, un particulier ne respecte aucune norme, et il est impossible de savoir si ses chiens sont élevés dans de bonnes conditions, si les gestations ne sont pas abusives ou les croisements consanguins.

Combien coûte un chien ?

Dans un refuge, l’adoption d’un chien coûte entre 250 et 300 euros. Un chèque de caution peut être demandé si l’animal n’a pas été stérilisé par l’association qui l’a recueilli.

Ce chèque de caution, dont le montant s’élève habituellement à 300 euros, est rendu au maître dès qu’il a fait stériliser son animal.

Cet acte préventif permet d’éviter nombre de risques pour la santé de l’animal, mais vise aussi à lutter contre les problèmes de comportements et les portées indésirées, deux causes fréquentes d’abandon.

Chez un éleveur professionnel, le tarif d’un chiot de race peut varier de 600 à 2 000 euros, voire plus. Tout dépend de la race de l’animal et du prestige de l’élevage.

Les tarifs sont relativement similaires en animalerie et chez les éleveurs amateurs, des solutions que je vous déconseille à nouveau.

Les chiens croisés issus de portées hasardeuses peuvent être vendus à des tarifs très bas, voire donnés, sur des sites de petites annonces entre particuliers.

Il faut ajouter à cela un coût alimentaire annuel pouvant aller de 200 euros pour un petit chien à 1 000 euros pour un gros chien ou un sportif.

Comptez également jusqu’à 1 000 euros annuels de budget vétérinaire pour les bilans de santé, les antiparasitaires et les vaccins.

Je vous recommande fortement d’ajouter à cela une mutuelle santé canine, allant de 350 à 700 euros par an pour éviter de tripler votre budget vétérinaire en cas d’imprévu.

Enfin, prévoyez un budget éducateur canin la première année au cas où vous ne parviendriez pas à dresser votre toutou, surtout si vous êtes novice en la matière ou que vous optez pour une race de chien délicate à dresser.

Si votre mode de vie l’exige, je vous conseille aussi de vous pencher sur le coût d’un dog-sitter régulier pour sortir votre chien quand vous travaillez et/ou d’une pension où placer votre animal pendant vos vacances si vous ne trouvez pas d’autres solutions. (2)

Préparer l’arrivée de son chiot à la maison

Un petit chiot peut être bouleversé lorsqu’il se retrouve dans un nouvel endroit, loin de sa mère, de ses frères et sœurs et de l’environnement où il avait bâti tous ses repères.

Il est donc important de bien préparer son arrivée pour minimiser son stress et lui éviter tout traumatisme risquant d’altérer durablement son équilibre.

Tout d’abord, assurez-vous que votre chiot soit bien sevré : il doit obligatoirement avoir plus de 8 semaines, sans quoi sa vente est par ailleurs tout bonnement interdite par la loi française.

Si vous en avez la possibilité, apportez un tissu portant votre odeur (t-shirt, plaid, etc.) à l’éleveur chez qui se trouve votre toutou avant son adoption, afin qu’il puisse s’en imprégner et emporter ce doudou avec lui lors de son déménagement.

N’attendez pas que votre chiot arrive pour acheter tout ce dont il a besoin : son panier douillet et réconfortant, ses gamelles, son harnais, sa laisse et ses jouets devraient déjà l’attendre.

L’objectif est de permettre à votre petit compagnon de se créer rapidement de nouveaux repères en lui offrant un environnement stable dès son arrivée.

Il est conseillé de prendre des congés lorsque vous adoptez votre chiot pour lui apprendre doucement la solitude, ainsi que pour lui inculquer la propreté.

Un jeune chiot a en effet besoin de faire ses besoins toutes les heures, voire plus selon chaque individu, et il ne pourra pas comprendre le concept des sorties hygiéniques si celles-ci sont trop espacées et provoquent des accidents à répétition.

La question de dormir avec son chiot est aussi un aspect délicat de son éducation, car certains experts pensent que cela favoriserait l’addiction du chien à son maître, rendant difficile l’apprentissage de la solitude essentielle à son bien-être.

D’autres pensent en revanche que c’est une bonne idée de dormir avec son petit chiot pour le réconforter les premières nuits, afin que le bouleversement engendré par son adoption soit moins traumatisant et n’impacte pas négativement son équilibre à long terme.

Par ailleurs, les chiennes gardent généralement leurs chiots auprès d’elles jusqu’à leurs 3 à 4 mois avant de les repousser petit à petit.

Il n’est donc pas dénué de sens de voir le maître prendre ce rôle et dormir avec son petit toutou les premières semaines suivant son adoption, avant de lui apprendre doucement à passer la nuit seul.

Questions fréquemment posées par les maîtres sur l’adoption d’un chien

Est-ce gratuit d’adopter un chien en refuge ?

Non, généralement les refuges demandent une participation de 200 à 300 euros qui leur permet de rembourser une partie des frais qu’ils ont engagé pour prendre soin de l’animal durant son séjour chez eux.

Puis-je adopter un chien adulte ?

Vous pouvez tout à fait trouver des chiens adultes à l’adoption en refuge ou sur des sites d’annonces entre particuliers.
En élevage en revanche, ce sont plutôt de jeunes chiots qui sont proposés à la vente.

Comment savoir si je suis prêt à adopter un chien ?

Adopter un chien mérite une longue réflexion sur tous les aspects qui encadreront sa vie quotidienne à vos côtés.

Avant toute chose, il faut être certain d’avoir suffisamment de temps et d’argent pour vous occuper de votre animal sur une durée de 10 à 15 ans.

Ensuite, il faut avoir conscience qu’il peut poser des problèmes de propreté, présenter des troubles du comportement ou ne pas supporter votre mode de vie et, de fait, demander des ajustements.

Je vous conseille de lire mon article « Adopter Un Chien : La CHECK-LIST Complète« 

Combien coûte l’adoption d’un chien ?

Le prix d’un chien varie en fonction de sa race, de son pedigree et de l’organisation qui vous le vendra. Il peut débuter à 500 euros et s’envoler allègrement au-delà de 2 000 euros.

Il faut ensuite ajouter à cela un budget annuel qui comprend la nourriture, les frais vétérinaires, l’assurance santé canine, les frais relatifs à son éducation…

Ce budget se compte généralement en milliers d’euros annuels, allant de 1 500 pour un petit chien à 3 000 euros pour un gros gabarit.

Adopter un chien est une expérience qui peut se révéler aussi merveilleuse que catastrophique, notamment lorsque l’on est mal informé.

Pour les maîtres avertis, au fait des contraintes et responsabilités qu’implique l’adoption d’un animal, c’est le plus souvent une étape formidable qui marque le début d’une relation unique empreinte de confiance et de complicité.

Derniers mots et recommandations importantes

Aimer et éduquer son chien c'est aussi le protéger contre les aléas de la vie. C'est pourquoi je vous recommande vivement de souscrire à une assurance santé pour chien dès que possible. Cela vous évitera des frais de vétérinaires astronomiques en cas d'accident ou maladie.

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